Soirée « Bol de riz » : un voyage virtuel au Togo

Publié le 5 Juin 2013

Bol de Riz 2013Le temps de Carême est le temps du partage. Ainsi, dans notre archiprêtré Vigy-Pange, les fidèles avaient été appelés à regarder par dessus nos frontières et entreprendre un voyage virtuel jusqu’au Togo.

Paroissiens, religieuses et prêtres de notre secteur pouvaient ainsi, dans le cadre des opérations du CCFD, accueillir un représentant de l’OCDI, l’ « Organisme Charité pour le Développement Intégral » de l’Evêché de Sokodé au Togo, un des sept évêchés du pays.

Nous étions nombreux dans cette salle socioculturelle de Vigy à participer au repas du « Bol de riz » et, surtout, à suivre l’exposé très complet et vivant sur la situation actuelle de ce pays à l’histoire mouvementée.

Quatre religions ou confessions cohabitent au Togo : les Animistes, du latin animus, anima = esprit, âme (51 %), Catholiques (25 %), Musulmans (15 %) et Protestants (9 %). Si le Christianisme et l’Islam ont réussi une large pénétration, la population est restée majoritairement attachée à ses croyances et coutumes ancestrales.

A la fin du 19e siècle, les premiers missionnaires sont venus avec la colonisation allemande. La Première Guerre Mondiale étant perdue pour l’Allemagne, le Togo se trouvait en partie sous autorité française, en partie anglaise, et devenait un Mandat de la Société des Nations (SDN), le Nord étant sous occupation française (le « Togo français ») et l’Ouest sous tutelle britannique (le « British Togo »). Ce partage ne tenait d’ailleurs pas compte des nombreux groupes ethniques avec leur pluralité de cultures, et on peut aisément imaginer les difficultés et conflits qui en résultaient. Ce pays, étroit, tout en longueur, avec ses 45 km de plages, s’étend sur plus de 600 km. Il trouvait son indépendance en 1960, et la France annulait la dette de 100 millions d’Euros. Mais malgré des richesses naturelles du sol et du sous-sol, l’économie du pays peine à se moderniser.

Ainsi avons-nous pu découvrir la vie quotidienne de la population à la campagne, la lourde tâche qui incombe aux femmes dont la situation sociale n’a guère évolué et c’est en premier lieu pour elles que des programmes d’instruction, d’alphabétisation et d’émancipation sont élaborés par divers organismes chrétiens. Le Togo compte donc sept Evêchés, et c’est l’envoyé de l’Evêché de Sokodé, Monsieur Louis Koffeto, qui nous a donné un aperçu de ce qui constitue le lot quotidien, la vie de cette population.

En effet, la véritable aide que nous pouvons apporter à ces peuples frères, c’est développer leurs infrastructures sur place, éduquer leur jeunesse et leur donner le goût d’entreprendre, dans le respect de leurs traditions et de leurs particularités et l’espoir que donne la foi en Dieu. 

Rédigé par Hildegarde RAMET

Publié dans #Vie de la Communauté

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