Etats généraux du christianisme : un nouvel accélérateur d’espérance

Publié le 5 Juin 2015

Etats généraux du christianisme : un nouvel accélérateur d’espérance

Que désirez-vous ? Cela fait peut-être longtemps que l’on ne vous a pas posé la question. Ou que vous n’avez ni pensé à la poser autour de vous, ni osé vous la poser. Les yeux fixés sur la ligne grise des chiffres du chômage, l’esprit obsédé par les violences et les menaces qui nous entourent, comment aurions-nous le culot d’exprimer une attente ? Depuis qu’il ne rime plus avec « grand soir », l’espoir broie du noir. Le bruit que fait le mot heurterait presque les oreilles d’une société rabattue sur le présent, faute de mieux-disant spirituel. En un temps de brouillard, formuler ce que d’aucunes appelaient naguère, non sans une remarquable intuition, un « désir d’avenir », risque d’apparaître comme prématuré. Ou pire, comme ridicule. Le péché contre l’espérance agit comme un poison lent, détruisant tous les tissus sociaux. Il est temps de se désintoxiquer du négatif. Vite, de l’air ! Du positif !

 

« Que désirez-vous ? » Ce sera donc, logiquement, le thème des prochains États généraux du christianisme (EGC). Vous me direz peut-être qu’en formulant une telle demande les chrétiens ne sont pas là où on les attend. Ni là où ils ont l’habitude de se situer. Je vous répondrai que c’est tant mieux. Que tel est l’esprit de nos États généraux, depuis leur création à l’université catholique de Lille. Souvenez-vous, d’ailleurs, des différentes éditions et de leur thématique : « Notre époque a-t-elle besoin de Dieu ? » en 2010 ; « Faut-il avoir peur ? » en 2011 ; « Que croire, qui croire ? » à Strasbourg, déjà, en 2012… Et encore : « Qui veut le pouvoir ? », à Lyon, en 2013, en présence pour la première fois d’importantes personnalités politiques. Les États généraux du christianisme ou la culture de l’interrogation provocatrice. Celle qui gratte la surface, qui appelle au débat dans la société comme dans les Églises.

 

Le pontificat du pape François fait régner un climat nouveau, réformateur, optimiste et bienveillant. Il réveille son Église, instaure une vraie culture de la liberté de parole et de débat, s’impose comme conscience universelle sur les migrants, et bientôt sur l’écologie. Quand il interpelle l’Europe « fatiguée », pouvons-nous rester inertes ? Et, bien sûr, il n’y a pas que le pape. Des chercheurs spirituels défrichent de nouveaux territoires. Dans toutes les Églises et souvent hors des Églises, dans toutes les périphéries, la vie circule. Voyez la France, ce grand corps malade. Elle n’est pourtant pas seulement un pays bloqué, politiquement enrhumé et mentalement enrayé. De nombreuses initiatives sociales, économiques, éducatives voient le jour partout sur le territoire. Nous voulons les recenser, leur donner une visibilité et favoriser leur mise en réseau. Les États généraux du christianisme, cette année, seront un accélérateur d’espérance.

 

Pour leur cinquième édition, du 2 au 4 octobre 2015, les EGC reviennent à Strasbourg, capitale de l’Europe, où ils s’étaient déjà tenus en 2012, avec le succès que vous savez. Nous publions quelques éléments d’un programme qui va encore s’enrichir considérablement dans les toutes prochaines semaines. Il est déjà temps, et prudent, de réserver en vous inscrivant en ligne ! La rédaction de La Vie sera heureuse de vous retrouver dans la cathédrale de Strasbourg pour des journées intenses, fécondes, joyeuses.

 

 

http://www.lavie.fr//debats/etats-generaux-christianisme/un-nouvel-accelerateur-d-esperance-03-06-2015-63719_519.php

 

Publié dans #Divers

Repost 0