Vivre le carême 2015

Publié le 14 Mars 2015

Vivre le carême 2015
Vivre le carême 2015

La 4ème citation est extraite de l’encyclique Caritas in veritate, Chapitre IV « Développement des peuples, droits et devoirs, environnement »

 

Le thème du développement est aussi aujourd’hui fortement lié aux devoirs qu’engendre le rapport de l’homme avec l’environnement naturel. Celui-ci a été donné à tous par Dieu et son usage représente pour nous une responsabilité à l’égard des pauvres, des générations à venir et de l’humanité tout entière. Si la nature, et en premier lieu l’être humain, sont considérés comme le fruit du hasard ou du déterminisme de l’évolution, la conscience de la responsabilité s’atténue dans les esprits. Dans la nature, le croyant reconnaît le merveilleux résultat de l’intervention créatrice de Dieu, dont l’homme peut user pour satisfaire ses besoins légitimes – matériels et immatériels – dans le respect des équilibres propres à la réalité créée. Si cette vision se perd, l’homme finit soit par considérer la nature comme une réalité intouchable, soit, au contraire, par en abuser. Ces deux attitudes ne sont pas conformes à la vision chrétienne de la nature, fruit de la création de Dieu.

La nature est l’expression d’un dessein d’amour et de vérité. Elle nous précède et Dieu nous l’a donnée comme milieu de vie. Elle nous parle du Créateur (cf. Rm 1, 20) et de son amour pour l’humanité. Elle est destinée à être « récapitulée » dans le Christ à la fin des temps (cf. Ep 1, 9-10 ; Col 1, 19-20). Elle a donc elle aussi une « vocation » [115]. La nature est à notre disposition non pas comme « un tas de choses répandues au hasard » [116], mais au contraire comme un don du Créateur qui en a indiqué les lois intrinsèques afin que l’homme en tire les orientations nécessaires pour « la garder et la cultiver » (Gn 2, 15). Toutefois, il faut souligner que considérer la nature comme plus importante que la personne humaine elle-même est contraire au véritable développement. Cette position conduit à des attitudes néo-païennes ou liées à un nouveau panthéisme: le salut de l’homme ne peut pas dériver de la nature seule, comprise au sens purement naturaliste. Par ailleurs, la position inverse, qui vise à sa technicisation complète, est également à rejeter car le milieu naturel n’est pas seulement un matériau dont nous pouvons disposer à notre guise, mais c’est l’œuvre admirable du Créateur, portant en soi une « grammaire » qui indique une finalité et des critères pour qu’il soit utilisé avec sagesse et non pas exploité de manière arbitraire. Aujourd’hui, de nombreux obstacles au développement proviennent précisément de ces conceptions erronées. Réduire complètement la nature à un ensemble de données de fait finit par être source de violence dans les rapports avec l’environnement et finalement par motiver des actions irrespectueuses envers la nature même de l’homme. Étant constituée non seulement de matière mais aussi d’esprit et, en tant que telle, étant riche de significations et de buts transcendants à atteindre, celle-ci revêt un caractère normatif pour la culture. L’homme interprète et façonne le milieu naturel par la culture qui, à son tour, est orientée par la liberté responsable, soucieuse des principes de la loi morale. Les projets en vue d’un développement humain intégral ne peuvent donc ignorer les générations à venir, mais ils doivent se fonder sur la solidarité et sur la justice intergénération

 

 

Pour cette quatrième semaine de carême, le CCFD-Terre solidaire propose plusieurs pistes d’action et de réflexion en lien avec le thème de cette année "Habiter la création, revenir à l’essentiel"

 

Trois pistes d’actions proposées pour la 4ème semaine de Carême

  1. Créer une belle croix à partir de papier glacé et recyclé
  2. Apporter un bon plat (de saison, bio ou équitable) à un jeune étudiant étranger de son quartier ou de sa paroisse ou l‘inviter à sa table
  3. Regarder le très beau clip de la journée d’appel des cercles de silence disponible sur le site des franciscains de Toulouse franciscainstoulouse.fr et rejoindre le cercle de silence de sa ville

 

Un partenaire du CCFD"Terre Solidaire : l’association Romano Butiq en Roumanie

L’association Romano Butiq soutient l’autonomie individuelle et collective d’artisans roms, tant économiquement que socialement, en pratiquant et revalorisant l’artisanat traditionnel rom. Les savoir-faire anciens, transmis au sein des familles sont très précieux et nombreux : travail du bois, du métal, de l’argent, bijoux en argent, vannerie, pratique de la musique… L’association parie que la valorisation de l’artisanat rom peut être utile à plusieurs égards en Roumanie. Ainsi, elle soutient et accompagne la constitution de petites coopératives roms rurales, afin de les aider à sécuriser l’écoulement des produits et contribuer ainsi à la promotion d’une autre image des Roms en Roumanie. Il s’agit aussi de considérer les Roms comme acteurs de leur vie et non bénéficiaires de projets construits par d’autres.

 

Pour aller plus loin

Retrouver l’article dans la rubrique Faim et Développement, le magazine du CCFD-Terre Solidaire

Publié dans #Carême

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