Tous avec Jean Martin Moyë

Publié le 16 Juillet 2014

Tous avec Jean Martin Moyë

Le 4 mai dernier, c’était la fête à Aboncourt. Notre communauté de Paroisses honorait le Bienheureux Jean Martin Moyë, notre protecteur qui nous guide et nous inspire.

En début de célébration, l’Abbé Luc Barré retraçait brièvement la vie et l’œuvre de Jean Martin qui vit le jour le 27 janvier 1730 à Cutting, canton de Dieuze. Très vite, le jeune prêtre se rendit compte de la misère spirituelle des jeunes filles de nos campagnes et créa la première « école » dans un local de fortune à Befey, non loin de Vigy. Ce fut l’embryon de ce que devait devenir la congrégation des Sœurs de la Divine Providence dont la maison mère se trouve toujours à Saint Jean de Bassel. Son esprit missionnaire menait Jean Martin fin 1771 en Chine où il propageait la parole du Christ, rassemblant là aussi les femmes et les jeunes filles pour l’aider à l’évangélisation et l’instruction, œuvrant dans la clandestinité et dans des conditions difficiles. Au bout d’une dizaine d’années de vie de mission sa santé défaillante l’obligeait à rentrer en France. Il exerça de nouveau son ministère en Lorraine de 1784 à la fin 1791. Prêtre réfractaire sous la Révolution, il s’exila à Trèves où il mourut le 4 mai 1793 du typhus, contracté au contact de soldats autrichiens qu’il secourut et soigna.

Si sa sépulture a disparu lors des troubles postrévolutionnaires, sa mémoire est cependant dignement perpétuée dans la ville de l’Empereur romain Constantin par une belle plaque commémorative dans la cour d’honneur du Grand Séminaire au centre ville de Trèves où le passant peut lire le récit de sa vie si riche et apprendre qu’il fut béatifié le 21 novembre 1954 par le Pape Pie XII.

Les différentes branches de la congrégation des sœurs de la Divine Providence comptent actuellement un grand nombre de religieuses en France, en Europe et à travers le monde. En plus de ces multiples activités « sur le terrain », Jean Martin Moyë a laissé une œuvre écrite considérable, empreinte d’une profonde spiritualité. « Rien n’est d’une plus grande importance que l’éducation de la jeunesse, c’est de la jeunesse que dépend toute la vie ».

Les nombreux fidèles devaient se retrouver après la messe sur le parvis de l’Eglise d’Aboncourt pour un joyeux vin d’honneur, sous un généreux soleil printanier, avant de se rassembler autour d’un barbecue dans la grande salle du centre culturel du village, mise gracieusement à notre disposition par la municipalité.

Ces heures conviviales et joyeuses nous l’ont montré une fois de plus : rien n’est possible sans le concours des nombreux bénévoles de nos paroisses! Chacun avait contribué à l’accompagnement salé ou au dessert délicieux pour ce repas pris en commun. Il est impossible de nommer ici tous ceux qui avaient œuvré à la réussite de cette journée : préparation, cuisson, service et vaisselle. Les convives furent unanimes à reconnaître la disponibilité de tous ceux qui ne comptaient pas leur temps et leur engagement pour que cette fête de Jean Martin Moyë soit digne, joyeuse et fraternelle. Que tous soient ici chaleureusement remerciés. C’est avec regret que nous nous séparions en fin d’après midi avec dans nos cœurs ce refrain du chant d’adieu de Jacques Sevin, Jésuite et cofondateur en 1920 des Scouts de France: « Ce n’est qu’un au revoir, mes frères, ce n’est qu’un au revoir».

Tous avec Jean Martin Moyë

Rédigé par Hildegarde RAMET

Publié dans #Vie de la Communauté

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